Too much !

26.04.14 / Ce que je préfère / Author:

Too much !  Lynda a seize ans. Un large sourire, une tignasse blonde, des yeux a damner tous les saints, et surtout son franc-parler. Fille d’un coiffeur pour hommes, elle a grandi dans sa petite ville anglaise, au bord de la mer, et depuis la mort de sa mère elle tente de compenser son manque affectif. Comme sa sensualité s’éveille au grand galop, elle s’aperçoit vite qu’elle peut miser sur son sex-appeal pour obtenir ce qu’elle désire. Son exubérance naturelle pousse Lynda à bousculer les tabous, à défier les convenances provinciales, à provoquer son entourage. Son pauvre père n’y comprend plus rien, et quant à sa sœur cadette, quelle chipie ! Fraîche et pimpante, Emily Lloyd, qui avait l’âge de son rôle et aussi la pétulante vivacité de Lynda, son savoureux accent faubourien et ses réparties du tac au tac, conquis tout le monde au Festival de Cannes 87, où le film de David Leland fut la coqueluche de la Quinzaine des réalisateurs. Coup d’essai-coup de maître que cet essai naturaliste plein d’humour, qui brosse aussi le tableau d’une petite plage britannique juste avant la bourrasque des sixties. On sent les Beatles et les Rolling Stones qui germent de ce vieux monde. Lynda est leur petite soeur. Précoce, la môme.

Poker

Voici un film étrange et pesant. Certainement ce que l’on appelle, parfois trop abusivement, un film d’ambiance. Pourtant, une carte manque pour que la réalisatrice Catherine Corsini sorte gagnante de la partie. Le jeu (I) des acteurs principaux (Pierre Arditi, Caroline Cellier) ne manque certes pas d’atouts. Le premier incarne à merveille son rôle de joueur passionné et enivré par les cartes (il avait d’ailleurs avoué, lors de la sortie du film, avoir longuement goûté à ce genre de drogues), la seconde, débordante de séduction, trouve une nouvelle fois un vrai rôle pour affirmer ses multiples capacités de comédienne. Il aurait malgré tout fallu que le thème central (les jeu et ses limites) soit exploité de façon plus approfondie. Caroline Cellier doit en vingt-quatre heures rembourser des dettes de jeu. Pierre Arditi, rencontré « miraculeusement », va l’aider à se sortir de cette mauvaise passe. Dans cette descente aux enfers où le gagnant a le pouvoir, chacun tente de s’acquitter de son personnage. Le tandem Arditi-Cellier a plus d’une carte en main. La réalisatrice aurait peut-être du passer son tour…

Comments: 0

Leave a Reply

« | »