Plein soleil

14.06.15 / Divers / Author:

Plein soleilAffecté de cette nonchalance fliquée qui méprise l’univers tout entier. Philippe traîne ses dollars et sa fiancée (consentante) entre deux villes italiennes. Tom, son copain larbin de toujours, concrétise à travers lui ce qu’il n’a jamais pu être ni avoir. Du fanatisme silencieux la mystification dévorante, une étape route 5 franchir : le meurtre. Prémédité, il sera inexorable, et Tom parviendra, le temps d’un fantasme juvénile, à usurper l’identité de son maître… Chef-d’œuvre de machiavélisme étouffant autour du transfert Delon/Ronet, «Plein soleil» brille de suspense et de cynisme dans le feu d’une interprétation éclatante. Peu inspiré par le «passage à l’acte» en lui-même, René Clément s’active plutôt à analyser ses conséquences : l’audace aveugle d’un criminel pondéré et l’absence, presque inquiétante, de regrets. Le décorticage de personnalité passionne, le sang-froid, la détermination et l’inconscience qui en découlent étonnent.

Maniac cop

Maniac copMais que fait la police ? William Lustig (à qui l’on devait déjà deux films assez violents : « Maniac» et «Vigilante») donne sa réponse : elle tue les innocents passants. Imaginez une jeune femme, rentrant chez elle dans la nuit new-yorkaise, ennuyée par trois loubards qui veulent lui piquer son sac. Elle court et crie. Mais un flic se dresse devant elle. Oh, l’ombre rassurante ! Les loubards battent en retraite. La jeune femme respire enfin. Mais elle ne se doute pas que l’agent est un peu dérangé et s’apprête à l’étrangler… Ceci n’est que la séquence d’ouverture de « Maniac cop». La suite décoiffe tout autant. Un jeune agent de police se voit très vite et injustement (y’a intérêt, c’est le héros !) suspecté. Avec l’aide d’une blonde et sexy collègue flic, il mène l’enquête et remue bien des marais puants, à l’intérieur même de l’institution policière. Le «maniac cop» tue, la ville est en pleine panique, les flics traquent leur innocent collègue, celui-ci bouscule les témoins pour découvrir la vérité. Il n’y a pas vraiment de temps morts pour se livrer à la psychologie et aux états d’âme. Et c’est tant mieux. Le film se termine sur un époustouflant crash final (on a le frisson pour les cascadeurs !). Pour expliquer l’efficacité de ce «Maniac cop», il suffit de lire le générique le producteur est James Glickenhaus («Le droit de tuer» et «Blue jean cop») ; le scénariste, Larry Cohen («Meurtres sous contrôle» ou «Le monstre est vivant») ; et le chef opérateur est Jim Muro (réalisateur de « Street trash»).

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