O comme organes

20.12.14 / Divers / Author:

De toute manière, dans le genre qui nous interpelle, ils éclatent! C’est leur raison d’exister. Qu’on se souvienne du foie arraché à la servante quinquagénaire par l’affreux sbire du docteur, dans «Chair pour Frankenstein» de Paul Morrissey, ou encore des entrelacs d’intestins qui festonne, au final de «Re-animator» réalisé par Stuart Gordon. La liste est fort longue, et répertorier tout ce qui gicle de l’intérieur du corps humain s’avère très vite fastidieux. D’autant que ces choses-là n’existent qu’au cinéma. On n’a encore jamais vu un bonhomme imploser…

P comme plagiat

De tout temps, les succès des grands ont inspiré les petits maîtres. Mais en matière de cinéma, dès qu’il s’agit d’exploiter un filon, les Italiens sont les seigneurs. On ne compte plus les incroyables resucés spaghettis de «L’exorciste», des «space-opera» et des films de bandes, style «The warriors». Les noms de ces rois de la pompe sinuent entre quarante pseudonymes, mais les plus connus d’entre eux s’appellent Don Coscarelli, Luigi Cozzi, Antonio Margheretti, Lu. cm Fulci. Ce dernier a, entre autres niaiseries, réalisé (?) «Zombie 3», qui pourrait servir aux futurs exégètes comme base essentielle à une anthologie du plagiat. Tout y est, les bandes de jeunes, le satanisme, les zombies, les effets gore à 2,50 francs, les allusions à l’espace et surtout, surtout, l’humour involontaire. Et le pire, c’est que ça marche, puisqu’ils continuent, les bougres.

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