Maximum overdrive

19.08.14 / Divers / Author:

Maximum overdrive Après les multiples adaptations de ses romans au cinéma, Stephen King a voulu passer lui-même derrière la caméra en portant à l’écran une nouvelle de son recueil « Danse macabre », « Trucks ». Etait-ce une bonne idée ? Ce n’est pas évident. Etirer une nouvelle à la dimension d’un long métrage suppose un délayage que le fantastique supporte mal. Ici, on commence à s’ennuyer au bout de dix minutes. Pourtant, l’ouverture était prometteuse ! Une comète quelconque, gravitant autour de la terre, dérègle tous les appareils ou machines de notre planète. Ceci donne lieu à une série de gags assez percutants les distributeurs de Coca crachent leurs boîtes comme des boulets de canon, les horloges à quartz affichent des messages obscènes, etc. Saisissante allégorie d’une civilisation fondée sur les gadgets, qui se désagrège d’une façon burlesque. Hélas ! L’action se circonscrit ensuite à un petit groupe d’usagers de l’autoroute réunis dans une station-service qui sera assiégée par une cohorte de gros camions sans chauffeurs qui veulent, évidemment, les exterminer. Dès lors, on se traîne, et en dehors des escarmouches « humains contre camions », ce ne sont que conflits psychologiques d’intérêt très limité. Comparez avec « Cat’s eye qui réunissait trois nouvelles de King. C’était vraiment autre chose.

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