Le proviseur

20.05.15 / Divers / Author:

Le proviseurQuel effet cela fait-il, quand on est proviseur, de voir se rassembler à la porte du lycée, attendant votre sortie, une cinquantaine de jeunes qui ont juré de vous écrabouiller ? Ace moment-là, Rick Latimer (Belushi II) regrette peut-être d’en être arrivé là… Ce prof était si peu conformiste que la hiérarchie, pour se débarrasser de lui, lui confie un poste de proviseur… au lycée de Brandel. Autant dire un synonyme de renter. Mais Rick, provocateur et turbulent, enfourche sa moto et relève le défi, prêt à affronter crânement les pires loubards. Le gardien-intendant du lycée ne lui mâche pas ses mots : c’est à de véritables gangsters en herbe, et trafiquant autre chose que de l’herbe, qu’il devra faire face. Et son arrivée pétaradante ne les impressionne pas. Rick croira un instant trouver une alliée en la personne d’une élève prometteuse à qui il offre des cours particuliers (Rae Dawn Chong). Une déconvenue qu’il saura surmonter en me épreuve ultime.«Le proviseur » se situe dans la lignée de ces films de lycée, de rapports difficiles entre élèves et enseignants, mais dans un contexte années 80.

Bad taste

Bad tasteUn peu à la manière de David Lynch et «Labyrinth man», « Sam Raimi et Evildead» ou encore Jim Muro et «Street trash», « Bad taste» est un film fait avec des tonnes d’enthousiasme, très peu d’argent et quelques bouts de pellicule. Peter Jackson a commencé «Bad taste» sous forme d’un court métrage, pour tester sa caméra 16 mm en 1983. Une petite ville de Nouvelle-Zélande est devenue le lieu de chasse d’extraterrestres particulièrement friands de cervelles humaines. Au fil des mois et des années, le projet prend de l’envergure. Au milieu de l’année 1986, les trois quarts du long métrage, à présent envisage, sont filmes et montes. Le serf de la guerre étant l’argent, la New Zélande Commission offre les capitaux nécessaires pour terminer le film. On imagine les réactions des organes officiels de subvention français devant ce film alliant allégrement l’humour noir macabre et le gore. Peter Jackson s’amuse en accumulant, dans us style burlesque, les effets écœurants. Il faut voir ce héros qui s’est fracassé le crâne remettre sa cervelle pendante en place, tout au long du film. Le tournage de «Bad taste » s’est terminé en avril 1987, permettant, pour la séquence finale, des effets spéciaux très impressionnants. II a donc fallu plus de quatre ans pour réaliser entièrement ce film ! Et le résultat, par son insolence, son originalité, sa savoureuse complaisance dans le sordide et son côté «film fauché fabrique par de vilains jojos», vaut le détour.

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