K comme « kingkong »

19.11.14 / Divers / Author:

king kongChef-d’œuvre incontournable, le film réalisé par Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack nécessita plus d’un an de tournage pour un budget de 750 000 dollars, somme colossale pour le début des années 30. Amour, action, suspense et poésie se conjuguent en un cocktail à la saveur jamais égalée jusqu’à aujourd’hui. Le remake produit en 1976 par Dino de Laurentiis bénéficia de la somme rondelette de 25 millions de dollars pour un résultat inique, grossier et cauchemardesque. Tout simplement parce qu’il manquait à cette super-produc ce qui faisait le prix de la première version : la candeur naïve de l’amour fou d’un gorille tendre pour une frêle jeune fille. Comparez dans les deux films la scène où King Kong prend l’héroïne dans sa pattoune délicate. Dans l’une, on pleure, dans l’autre, on se marre…

L comme Lynch (David)

David LynchNé en 1946, David K. Lynch est formé à l’école des Beaux-arts de Pennsylvanie. Il réalise son premier long métrage en 1976, «Eraser head», qui raconte les rapports étranges d’un homme avec un fœtus. Cette œuvre unique et dérangeante lui vaut de tourner, en 1980, l’adaptation d’un fait authentique survenu dans l’Angleterre victorienne, «Elephant man». Cette analyse pertinente de la dignité des monstres humains exhibés dans les foires obtient un franc succès public et critique. Il se laisse embarquer dans l’aventure «Dune» (1984), mais, ‘engoncé dans une production trop lourde, il ne parvient qu’à réaliser un film riche et sans âme. Et c’est avec «Blue velvet», en 1986, qu’il renoue avec son amour si personnel du bizarre et de l’étrange. Cette histoire morbide et malsaine obtient, en 1987, le grand prix du Festival d’Avoriaz. Son prochain film, avec Isabelle Rossellini, sortira dans les salles début 90. David Lynch est l’un des rares metteurs en scène à savoir se renouveler en dépit de la permanence des thèmes qui lui sont personnels.

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