Cinq jours en juin

20.08.15 / Divers / Author:

Cinq jours en juinJuin 1944. Michel obtient, à quatorze ans, son premier prix au Conservatoire de Paris. Le même jour en Normandie, les Alliés débarquent et mettent la France en effervescence. Originaires de Saint-Lô, Michel et sa mère se retrouvent bloques Paris, les moyens de communication avec la Normandie étant coupes. Leur rencontre avec Yvette, une femme de Résistant, les entraine dans une escapade cycliste à travers les campagnes françaises. L’occasion pour Michel de découvrir ses premiers émois amoureux… Comédie en ut majeur pour le plus célèbre des «musiciens du cinéma». Michel Legrand signe, avec «Cinq jours en juin» son premier long métrage en tant que réalisateur. Et c’est pour lui l’occasion de mettre en scène une des périodes les plus marquantes de sa vie. Son film fourmille d’émotions et de fraicheur. Annie Girardot retrouve, pour notre plus grand plaisir, un rôle sa mesure. Son duo avec Sabine Azema fait mouche. Quant Matthieu Roze (Michel Legrand dans le film), il promet de devenir un réel espoir du cinéma français. «Cinq jours en juin» est une très bonne comédie qui mérite plus d’attention que l’accueil qui lui fut réservé par le public lors de sa sortie en salles au printemps dernier.

Les bois noirs

Les bois noirsClassique, mais séduisant. La belle et sensuelle Beatrice Dalle prouve qu’elle est une authentique comédienne, autre chose qu’un bel et sensuel petit animal, en incarnant avec beaucoup de conviction l’héroïne des Bois noirs Violette, jeans actrice au chômage, rencontre à Paris un jeune hobereau du Périgord, accepte de l’épouser et de le suivre dans son château perdu au milieu des bois. La, isolée du reste du monde, cette jeune femme moderne découvre très rapidement que, derrière le mari attentionné, se cache une jalousie maladive, une sourde folie et une menace de mort de plus en plus obsédante. Beatrice Dalle est étonnante en gentille fille qui doit sortir ses griffes pour survivre. Le thriller, le mélodrame à suspense, est une très séduisante métaphore de la mouche prise dans une toile d’araignée. «Le château des Bois noirs» le roman de Victor Margerit que Deray adapte à l’écran, a pour cadre l’Auvergne des années 50. Là, on et en Périgord et le décor est superbe. Mais si les années 50 out été abandonnées au profit des années80, le film n’en garde pas moins une facture classique — voire même un peu vieillotte manquant un peu de rythme, mais renvoyant tout un cinéma style «Hauts de Hurlevent» ou «Rebecca».

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