Cannibales

24.07.14 / Ce que je préfère / Author: / Comments: (0)

Cannibales Une orgie de viande humaine ! Une famille de crasseux, le père et ses trois fils (Benny, Elwood et Harley), erre dans la montagne californienne à la recherche de ses victimes. C’est sur un groupe de jeunes promeneurs que cette ignoble bande de rapaces va jeter son dévolu. Accrochez-vous, car c’est là que l’on se met à table… Harley décapite ses victimes, Elwood les transperce d’un coup de pioche, Benny se contente de ses dents (ou de ce qui lui en reste) pour déchiqueter les corps et étancher sa soif de sang. Les plaisirs de la chair, vous connaissez ? Quant au père, il supervise et dirige cette chasse à l’homme en poussant de grands coups de gueule. Le menu est savoureux, avouez-le ! Sauce hémoglobine à volonté… Amateurs de gare, vous allez vous régaler. Rien n’a été laissé de côté, le spectateur assiste à chaque opération dans les moindres détails. Le réalisateur nous conduit directement du producteur au consommateur en oubliant l’emballage. En effet, ces cannibales ne nous offrent rien d’autre qu’une vaste et sanguinolente boucherie. Outre quelques scènes d’action rondement ficelées, le reste du film n’est que cris et hurlements. Certes, l’ensemble est décapant, c’est le moins que l’on puisse dire, mais on regrettera la trop grande pauvreté des dialogues (ah, oh, groin et miam). Le talent des comédiens, et surtout celui des trois fils, est cependant à mettre au crédit de cette production. Bref, un film sang pour sang pur gare destiné aux fans du genre.

La belle au bois dormant

13.07.14 / Ce que je préfère / Author: / Comments: (0)

Pauvre petite princesse Aurore, maudite par une vilaine sorcière le jour de son baptême, et qui est destinée à se piquer le doigt à un rouet avant de dormir du sommeil des morts et d’être réveillée par le baiser d’un prince charmant En fait, cette adaptation d’un conte de Charles Perrault semblerait bien fade et bien désuète aujourd’hui, s’il n’y avait toute la roublardise Disney ! La belle Aurore est le personnage le plus fade de l’histoire. Car, du côté des gentils, il y a trois irrésistibles bonnes fées (Flora, Pimprenelle et Pâquerette) qui passent leur vie à se disputer et à tenter de fabriquer une robe ou concocter un gâteau, sans avoir recours à la baguette magique. Le résultat est, bien sûr, catastrophique mais inénarrable de drôlerie. Côté méchante, la sorcière maléfique et les « damnées » créatures (style méchant corbeau OU dragon tonitruant) qui l’entourent ne craignent ni la surcharge ni l’emphase dans le cynisme et la cruauté. Elles finiraient même par vous foutre vraiment la trouille si elles n’étaient pas aussi séduisantes de perversité. Un véritable régal !

Les sorcières d’Eastwick

Les sorcières d'Eastwick
Mais où sont les sorcières d’an-tan ? Dans les films fantastiques, bien sûr, mais pas seulement si on en croit John Updike (auteur) et George Miller (réalisateur) des « Sorcières d’Eastwick ». Pour eux, les sorcières sont parmi nous, elles n’ont plus de balais aériens ni de chapeaux noirs, .elles sont probablement journalistes, sculpteurs, profs de musique, et habitent un hameau de la Nouvelle-Angleterre, elles sont jeunes, séduisantes, actives et libres comme l’air… comme Sukie, Alexandra et Jane ! Trois amies qui ignorent peut-être qu’elles ont gardé quelques pouvoirs occultes en héritage de leurs ancêtres. Par exemple, déclencher un orage pour couper court à un discours ennuyeux. Qui va les révéler à elles-mêmes ? Un inconnu, bizarre étranger venu s’installer à Eastwick. Egoïste, grossier, irritant, insolent, mais irrésistible. Autour de ce Daryl, les trois « sorcières » vont former une petite société de philosophie libertine, vivant dans une euphorie que réprouve la société bien-pensante des puritains locaux. Il faut dire que ce trio de rêve se compose de Susan Sarandon, Cher, et Michelle Pfeiffer, qui rivalisent de charmes (on ne sait où donner des yeux), que Daryl est un Jack Nicholson plus malicieusement sardonique que jamais, que cette histoire est aussi originale qu’inattendue, un piquant cocktail de fantaisie et de suspense, enfin que le rythme est vif, soutenu par la musique inventive de John Williams. George Miller (« Mad Max ») n’a pas manqué son coup en passant du futur de cauchemar à la comédie de rêve.

Too much !

26.04.14 / Ce que je préfère / Author: / Comments: (0)

Too much !  Lynda a seize ans. Un large sourire, une tignasse blonde, des yeux a damner tous les saints, et surtout son franc-parler. Fille d’un coiffeur pour hommes, elle a grandi dans sa petite ville anglaise, au bord de la mer, et depuis la mort de sa mère elle tente de compenser son manque affectif. Comme sa sensualité s’éveille au grand galop, elle s’aperçoit vite qu’elle peut miser sur son sex-appeal pour obtenir ce qu’elle désire. Son exubérance naturelle pousse Lynda à bousculer les tabous, à défier les convenances provinciales, à provoquer son entourage. Son pauvre père n’y comprend plus rien, et quant à sa sœur cadette, quelle chipie ! Fraîche et pimpante, Emily Lloyd, qui avait l’âge de son rôle et aussi la pétulante vivacité de Lynda, son savoureux accent faubourien et ses réparties du tac au tac, conquis tout le monde au Festival de Cannes 87, où le film de David Leland fut la coqueluche de la Quinzaine des réalisateurs. Coup d’essai-coup de maître que cet essai naturaliste plein d’humour, qui brosse aussi le tableau d’une petite plage britannique juste avant la bourrasque des sixties. On sent les Beatles et les Rolling Stones qui germent de ce vieux monde. Lynda est leur petite soeur. Précoce, la môme.

Poker

Voici un film étrange et pesant. Certainement ce que l’on appelle, parfois trop abusivement, un film d’ambiance. Pourtant, une carte manque pour que la réalisatrice Catherine Corsini sorte gagnante de la partie. Le jeu (I) des acteurs principaux (Pierre Arditi, Caroline Cellier) ne manque certes pas d’atouts. Le premier incarne à merveille son rôle de joueur passionné et enivré par les cartes (il avait d’ailleurs avoué, lors de la sortie du film, avoir longuement goûté à ce genre de drogues), la seconde, débordante de séduction, trouve une nouvelle fois un vrai rôle pour affirmer ses multiples capacités de comédienne. Il aurait malgré tout fallu que le thème central (les jeu et ses limites) soit exploité de façon plus approfondie. Caroline Cellier doit en vingt-quatre heures rembourser des dettes de jeu. Pierre Arditi, rencontré « miraculeusement », va l’aider à se sortir de cette mauvaise passe. Dans cette descente aux enfers où le gagnant a le pouvoir, chacun tente de s’acquitter de son personnage. Le tandem Arditi-Cellier a plus d’une carte en main. La réalisatrice aurait peut-être du passer son tour…

Dangereuse sous tous rapports

09.04.14 / Ce que je préfère / Author: / Comments: (0)

Dangereuse sous tous rapports Du cinéma qui décoiffe et vitriole dur… tout en sachant rester palpitant et drôle. Celle qui est dangereuse, c’est Melanie Griffith, coiffée d’une perruque à la Louise Brooks particulièrement sexy et provocante. Dans le film de Jonathan Demme, elle joue les bâtons de dynamite à mèche rapide ! Elle prend en charge un jeune cadre un peu stressé et beaucoup, coincé dans toutes ses contraintes sociales. Et elle l’entraîne dans une folle cavale à côté de laquelle celle de « Bonnie and Clyde » fait impression de sortie de première communion. Car « Dangereuse sous tous rapports » accumule les coups de théâtre savoureux, les situations cocasses, les surprises et les rebondissements. Le réalisateur Jonathan Demme, en filmant à deux cents à l’heure, a su donner un rythme moderne au film. Le cocktail Jeff Daniels, le mou, et Melanie Griffith, l’explosive, est tonifiant à souhait… surtout lorsque vient s’y adjoindre le piment de danger en la personne de Ray Liotta, un nouveau venu au regard bleu à faire craquer toutes les dames. La réussite de ce film, c’est sous couvert d’un divertissement mode de s’offrir une mise en boîte particulièrement vivifiante de notre petite folie moderne.

La folle histoire de l’espace

20.03.14 / Ce que je préfère / Author: / Comments: (0)

La folle histoire de l'espace  La princesse Vespa, fille du roi de la planète Druidia, s’enfuit au La folle histoire de l’espace réservé aux milieu de la cérémonie qui devait l’unir à un prince triste et endormi. Son vaisseau spatial est pris en chasse par Dark Helmet, l’âme damnée du président Skroob. Ce dernier règne sur la planète Spaceballs, menacée d’asphyxie. Skroob compte s’emparer de l’air pur de Druidia et prend Vespa en otage. Mais un aventurier, Lone Starr, accompagné de son fidèle Mawg, mi-homme, mi-chien, la sauve des griffes des méchants. Le titre original veut à peu près dire « les valseuses de l’espace » et situe bien les ambitions de Mel Brooks : faire rire à tout prix. Brooks est un clown et revendique son droit au mauvais goût, ce qui est d’ailleurs fort sympathique. Il se refuse à paraître autre chose qu’un amuseur, dans la longue lignée des burlesques américains. Sa parodie de «La guerre des étoiles » est parfois drôle, du fait justement de cet enthousiasme d’un vieux gamin de plus de soixante ans. Mais elle est souvent indigeste pour cause de débilité.