Belle de jour

25.03.15 / Divers / Author:

Tenancière renommée d’une maison de rendez-vous, Mme Anaïs monnaie les charmes de jeunes bourgeoises désœuvrées pour satisfaire les exigences de ses clients. Séverine, sa nouvelle recrue, est belle et énigmatique. Épouse rangée d’un chirurgien, elle espère combler ses frustrations conjugales au prix de quelques passes. Chaque après-midi, Belle de jour, alias Séverine, s’épanouit dans les fantasmes des autres, devient l’égérie des masos mondains, la délivrance des inhibés. Peu à peu, Marcel, petit truand minable, tombe amoureux d’elle. Pire il refuse de la partager, quitte à éliminer le mari ignorant. Passionnée, mais prisonnière de son double jeu, Séverine se dérobe.Belle de jour Chronique dramatique sur le bien et le mal du désir, ce grand cru 67 reflète les obsessions chères à Bu sud. Délires érotiques, adultère, critique ironique de la bourgeoisie, violence passionnelle. L’ambiance est troublante, la progression imprévisible. La mise en scène transgresse l’esprit du roman de Joseph Kessel, que Bunuel n’avait pas aimé, sans pour autant s’en éloigner : elle le transpose en rêve, là où règnent le subconscient et ses tabous. Intello, certes, mais ensorcelant. Quant à Deneuve, elle excelle en Belle de jour assombrie.

Pot-bouille

Ses talents de businessman et son arrivisme propulsent rapidement Octave Mouret à un job prometteur au Bonheur des Dames, magasin de luxe renommé. Trop à l’étroit dans sa petite chambre de bonne parisienne, il exploite toutes les opportunités susceptibles d’alimenter sa carrière commerciale et son porte-monnaie. Grisé par son ascension et ses multiples conquêtes, il s’applique à séduire sa patronne, mais elle le repousse avec véhémence. Mouret, qui refuse l’échec, propose ses services à un concurrent… et à sa femme ! Ce classique de Duvivier réunit Danielle Darrieux et Gérard Philipe trois ans après «Le rouge et le noir» (René Clair). Un grand cru des finies, à savourer sans retenue.

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