Au fil de la vie

11.08.15 / Divers / Author:

A ma gauche, une volubile rouquine du Bronx, qui ne pense qu’à réussir dans le showbiz ; à ma droite, une Californienne réservée et grande bourgeoise. Ces deux spécimens féminins que tout sépare sont unis par l’amitié depuis la plage de leur adolescence. Depuis, il y a eu ces lettres qu’elles s’écrivirent par dizaines, puis la vie commune new-yorkaise au temps de la vache enragée, et de nouveau la séparation…Au fil de la vie Mariages, liaisons, crises, retrouvailles, enfin bref : tout ce qui peut arriver entre deux femmes, que, ce soit l’exaltation, la complicité, la rivalité inavouée, les jalousies, les brouilles, les réconciliations, tout se trouve dans «Au fil de la vie» — avec, en prime, une dernière demi-heure qui arracherait des sanglots à un tas de silex. Un scénario cousu main, qui permet évidemment un face-à-face mémorable entre deux actrices : Bette Midler, époustouflante d’exubérance en artiste, chanteuse de jazz, et Barbara Hershey en avocate discrète, mère de famille BCBG. De l’excellente confection !

Fantômes en fêteFantômes en fête

Aucun rapport entre « SOS fantômes» et «Fantômes en fête» si ce n’est la bonne bouille insolente de Bill Murray. Car, cette fois, il abandonne son personnage de cynique chasseur de fantômes pour un antihéros, un jeune patron de station TV sans scrupules qui veut augmenter l’audimat en programmant une version vulgaire et sexy du fameux conte de Noël de Charles Dickens, «Scrooged». Quelques spectres décident alors de le remettre dans le droit chemin en lui pourrissant la vie et en lui mettant le nez dans sa propre monstruosité. Cela permet à Richard Donner un certain nombre de scènes à effets spéciaux comico-épouvantables. Et à Bill Murray de cabotiner en grande pompe. Ce film, qui se veut la version moderne du conte écrit par Dickens (cette même histoire que le directeur de chaine TV massacre dans sa nouvelle version), semble un film de commande pour Richard Donner, qui reste un des réalisateurs les plus doués du cinéma américain actuel, et à qui Ion doit des films d’action aussi remarquables que «Superman» et «L’arme fatale». Les meilleurs moments sont dus à Carol Kane qui, en fée fantôme, donne au film sa folie insolente et ravageuse. «Fantômes en fête» est un divertissement soigneusement ciblé et habilement concocté, pour un public de fêtes de fin d’année.

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