Cinq jours en juin

20.08.15 / Divers / Author: / Comments: (0)

Cinq jours en juinJuin 1944. Michel obtient, à quatorze ans, son premier prix au Conservatoire de Paris. Le même jour en Normandie, les Alliés débarquent et mettent la France en effervescence. Originaires de Saint-Lô, Michel et sa mère se retrouvent bloques Paris, les moyens de communication avec la Normandie étant coupes. Leur rencontre avec Yvette, une femme de Résistant, les entraine dans une escapade cycliste à travers les campagnes françaises. L’occasion pour Michel de découvrir ses premiers émois amoureux… Comédie en ut majeur pour le plus célèbre des «musiciens du cinéma». Michel Legrand signe, avec «Cinq jours en juin» son premier long métrage en tant que réalisateur. Et c’est pour lui l’occasion de mettre en scène une des périodes les plus marquantes de sa vie. Son film fourmille d’émotions et de fraicheur. Annie Girardot retrouve, pour notre plus grand plaisir, un rôle sa mesure. Son duo avec Sabine Azema fait mouche. Quant Matthieu Roze (Michel Legrand dans le film), il promet de devenir un réel espoir du cinéma français. «Cinq jours en juin» est une très bonne comédie qui mérite plus d’attention que l’accueil qui lui fut réservé par le public lors de sa sortie en salles au printemps dernier.

Les bois noirs

Les bois noirsClassique, mais séduisant. La belle et sensuelle Beatrice Dalle prouve qu’elle est une authentique comédienne, autre chose qu’un bel et sensuel petit animal, en incarnant avec beaucoup de conviction l’héroïne des Bois noirs Violette, jeans actrice au chômage, rencontre à Paris un jeune hobereau du Périgord, accepte de l’épouser et de le suivre dans son château perdu au milieu des bois. La, isolée du reste du monde, cette jeune femme moderne découvre très rapidement que, derrière le mari attentionné, se cache une jalousie maladive, une sourde folie et une menace de mort de plus en plus obsédante. Beatrice Dalle est étonnante en gentille fille qui doit sortir ses griffes pour survivre. Le thriller, le mélodrame à suspense, est une très séduisante métaphore de la mouche prise dans une toile d’araignée. «Le château des Bois noirs» le roman de Victor Margerit que Deray adapte à l’écran, a pour cadre l’Auvergne des années 50. Là, on et en Périgord et le décor est superbe. Mais si les années 50 out été abandonnées au profit des années80, le film n’en garde pas moins une facture classique — voire même un peu vieillotte manquant un peu de rythme, mais renvoyant tout un cinéma style «Hauts de Hurlevent» ou «Rebecca».

Au fil de la vie

11.08.15 / Divers / Author: / Comments: (0)

A ma gauche, une volubile rouquine du Bronx, qui ne pense qu’à réussir dans le showbiz ; à ma droite, une Californienne réservée et grande bourgeoise. Ces deux spécimens féminins que tout sépare sont unis par l’amitié depuis la plage de leur adolescence. Depuis, il y a eu ces lettres qu’elles s’écrivirent par dizaines, puis la vie commune new-yorkaise au temps de la vache enragée, et de nouveau la séparation…Au fil de la vie Mariages, liaisons, crises, retrouvailles, enfin bref : tout ce qui peut arriver entre deux femmes, que, ce soit l’exaltation, la complicité, la rivalité inavouée, les jalousies, les brouilles, les réconciliations, tout se trouve dans «Au fil de la vie» — avec, en prime, une dernière demi-heure qui arracherait des sanglots à un tas de silex. Un scénario cousu main, qui permet évidemment un face-à-face mémorable entre deux actrices : Bette Midler, époustouflante d’exubérance en artiste, chanteuse de jazz, et Barbara Hershey en avocate discrète, mère de famille BCBG. De l’excellente confection !

Fantômes en fêteFantômes en fête

Aucun rapport entre « SOS fantômes» et «Fantômes en fête» si ce n’est la bonne bouille insolente de Bill Murray. Car, cette fois, il abandonne son personnage de cynique chasseur de fantômes pour un antihéros, un jeune patron de station TV sans scrupules qui veut augmenter l’audimat en programmant une version vulgaire et sexy du fameux conte de Noël de Charles Dickens, «Scrooged». Quelques spectres décident alors de le remettre dans le droit chemin en lui pourrissant la vie et en lui mettant le nez dans sa propre monstruosité. Cela permet à Richard Donner un certain nombre de scènes à effets spéciaux comico-épouvantables. Et à Bill Murray de cabotiner en grande pompe. Ce film, qui se veut la version moderne du conte écrit par Dickens (cette même histoire que le directeur de chaine TV massacre dans sa nouvelle version), semble un film de commande pour Richard Donner, qui reste un des réalisateurs les plus doués du cinéma américain actuel, et à qui Ion doit des films d’action aussi remarquables que «Superman» et «L’arme fatale». Les meilleurs moments sont dus à Carol Kane qui, en fée fantôme, donne au film sa folie insolente et ravageuse. «Fantômes en fête» est un divertissement soigneusement ciblé et habilement concocté, pour un public de fêtes de fin d’année.

Ma belle-mère est une sorcière

26.07.15 / Divers / Author: / Comments: (0)

Ma belle-mère est une sorcièreLa police de LA découvre, dans une boîte à chaussures, toute une famille réduite à une taille lilliputienne. Encore un coup de cette sorcière de Miranda, qui s’apprête à recommencer. Lorsque Jenny, qui habite avec son mari chez son père Sam (Lionel Stander, le «terrible» gangster de «Cul-de-sac» de Polanski), rentre de vacances une intruse a envahi la place : Sam a épousé cette vieille qui horreur et putréfaction, fume comme un sapeur et laisse tomber ses cendres sur la moquette. La scène hilarante où Miranda, avec sa cigarette, prend pour Jenny l’apparence de Freddy ou de Jason, est un clin d’œil de Larry Cohen, qui fut lui-même un spécialiste de l’épouvante et signe cette comédie fantastique «à la René Clair», une histoire de sorcières qui sèment la perturbation dans une paisible maisonnée. Bette Davis, très à l’aise évidemment dans ce rôle, transforme son maries fan des jeux télévisés, et lui permet de gagner des fortunes. Comme son cachet ne devait pas permettre davantage, elle disparaît au bout d’une demi-heure, remplacée pour notre plaisir par la divine Barbara Carrera qui, en deux temps trois mouvements, va séduire le mari de Jenny. Mais c’est une comédie, ne l’oublions pas : tout finira par s’arranger… magiquement !

Lui et moi

Lui et moiBert Uttanzi est architecte. Sa petite vie tranquille est perturbée, le jour de son trente-cinquième anniversaire, par un phénomène physiologique surprenant : son sexe se met à lui parler ! Mais lui seul peut entendre la voix, la voix de la débauche et du plaisir… Marié et père d’un petit garçon de six ans, Bert retrouve soudainement ses instincts dragueurs qu’il avait abandonnés. Sa vie sentimentale et professionnelle se transforme rapidement en un véritable cauchemar. Constamment tiraillés entre ses principes et les suggestions alléchantes (I) de son «petit diable», ses nerfs sont souvent mis à rude épreuve. D’autant que chaque fois qu’il obéit à sa conscience maléfique, les pires ennuis lui tombent dessus… Passée presque inaperçue lors de sa sortie en salle, cette comédie prometteuse n’atteint que partiellement ses objectifs. Griffin Dunne («Le grand bleu», «After hours») campe le personnage de Bert avec humour et bonhomie. Mais ce qui aurait pu faire un excellent court métrage aboutit à une comédie un peu longuette, qui se laisse voir, néanmoins, sans déplaisir.

A double tranchant

09.07.15 / Divers / Author: / Comments: (0)

A double tranchantPage Forrester, l’héritière d’une riche famille de San Francisco, est sauvagement assassinée. Son mari, absent pendant le drame, est aussitôt soupçonné. Jeune patron de presse séduisant, il est le seul bénéficiaire de la fortune de sa femme. De plus, le crime a été commis à l’aide d’un couteau de chasse lui appartenant. Réfutant les accusations portées contre lui, il choisit de se faire défendre par Teddy Bernes, une brillante avocate. Convaincue de l’innocence de son client, elle décide de se lancer à fond dans l’affaire. Glenn Close interprète un personnage mis sans cesse à l’épreuve des sentiments. Sa quête d’amour et d’authenticité l’entraîne dans les méandres d’une investigation qui endort sa perception des événements. Elle aime Jack Forrester et elle veut absolument avoir raison. Richard Marquand a réuni tous les ingrédients pour que «A double tranchant» entraîne progressivement le spectateur dans l’énigme, et que le grain de sable final vienne le faire basculer dans l’horreur. L’horreur d’une liaison dangereusement fatale ! Sir Alfred n’aurait certainement pas fait mieux.

Romuald et Juliette

Romuald et JulietteLe triomphe inespéré (et exorbitant) de «Trois hommes et un couffin» fit qu’on attendait au tournant Coline Serreau. De nouveau, voici une comédie qui prend à rebrousse-poil. Mais après l’attendrissement des papas improvisés, le thème de «Romuald et Juliette» dérange davantage puisqu’il s’agit de l’idylle du jeune PDG égoïste arrogant (Daniel Auteuil) et de sa… femme de ménage martiniquaise (Firmine Richard Leauva). Celle-ci est-elle une reine de beauté sexy ? Vous n’y êtes pas Juliette à quarante-cinq ans, elle est mère de famille nombreuse. Alors quoi, est-ce une bombe sexuelle, et Romuald est-il frappé par un coup de foudre ? Pas davantage. Il mettra longtemps, d’ailleurs, à tomber dans les bras de Juliette. Alors bien sûr, on peut considérer que Coline Serreau est une douce utopiste et que son histoire est un rêve de réconciliation sociale. Sans doute, mais ce rêve est truffé d’éléments réalistes. C’est fou et pourtant on y croit.

Dangereuse sous tous rapports

21.06.15 / Divers / Author: / Comments: (0)

Dangereuse sous tous rapportsDu cinéma qui décoiffe et vitriole dur… tout en sachant rester palpitant et drôle. Celle qui est dangereuse, c’est Mélanie Griffith, coiffée d’une perruque à la Louise Brooks, particulièrement sexy et provocante. Dans le film de Jonathan Demme, elle joue les bâtons de dynamite à mèche rapide ! Elle prend en charge un jeune cadre un peu stressé et très coincé dans toutes ses contraintes sociales. Et elle l’entraîne dans une folle cavale à côté de laquelle celle de «Bonnie and Clyde» fait impression de sortie de première communion. Car «Dangereuse sous tous rapports» accumule les coups de théâtre savoureux, les situations cocasses, les surprises et les rebondissements. Le réalisateur Jonathan Demme, en filmant à deux cents à l’heure, a su donner un rythme moderne au film. Le cocktail Jeff Daniels, le mou, et Mélanie Griffith, l’explosive, sont tonifiants à souhait… surtout lorsque vient s’y adjoindre le piment de danger en la personne de Ray Liotta, un nouveau venu au regard bleu à faire craquer toutes les dames. La réussite de ce film, c’est sous couvert d’un divertissement mode de s’offrir une mise en boîte particulièrement vivifiante de notre folie moderne.

Gloria

GloriaSorte de vamp déchue aux cheveux vaguement platinés, Gloria s’acharne sur la sonnette de ses voisins elle n’a plus de café. En guise de nectar, la famille terrorisée lui balance un petit garçon de six ans dans les bras, munis d’un carnet compromettant. Postée dans l’immeuble, la Mafia abat parents, sœur et grand-mère quelques minutes plus tard. Désormais traqués, Gloria et l’enfant, porteur du fameux calepin, tentent de quitter New York, mais les gangs sont partout, Magnum à la main. Ex-femme de caïd, Gloria connaît bien le milieu et l’affrontera avec ses propres armes pour protéger ce marmot insupportable qui n’a plu qu’elle. En plus, Gloria déteste les enfants. Insensible et imperturbable, elle descend un à un ses amis devenus agresseurs. Suspense incessant et pointes d’humour noir, ce scénario balaie tous les clichés typiques du polar façon maffioso : pas de massacres sanguinolents, de mitraillettes zélées ou de costumes à rayures. Gena Rowlands (dans la vie Mme Cassavetes), formidable en blonde indestructible, est à elle seuls un véritable spectacle, à faire pâlir Bette Midler. L’action essoufflante, les dialogues croustillants, et l’émotion latente s’enchevêtrent et se fondent dans une mise en scène au rythme infernal. Les décors et les jeux de lumière dénoncent une précision taillée au millimètre. Un grand thriller pour connaisseurs. Ah, Cassavetes, c’était quelqu’un…

Plein soleil

14.06.15 / Divers / Author: / Comments: (0)

Plein soleilAffecté de cette nonchalance fliquée qui méprise l’univers tout entier. Philippe traîne ses dollars et sa fiancée (consentante) entre deux villes italiennes. Tom, son copain larbin de toujours, concrétise à travers lui ce qu’il n’a jamais pu être ni avoir. Du fanatisme silencieux la mystification dévorante, une étape route 5 franchir : le meurtre. Prémédité, il sera inexorable, et Tom parviendra, le temps d’un fantasme juvénile, à usurper l’identité de son maître… Chef-d’œuvre de machiavélisme étouffant autour du transfert Delon/Ronet, «Plein soleil» brille de suspense et de cynisme dans le feu d’une interprétation éclatante. Peu inspiré par le «passage à l’acte» en lui-même, René Clément s’active plutôt à analyser ses conséquences : l’audace aveugle d’un criminel pondéré et l’absence, presque inquiétante, de regrets. Le décorticage de personnalité passionne, le sang-froid, la détermination et l’inconscience qui en découlent étonnent.

Maniac cop

Maniac copMais que fait la police ? William Lustig (à qui l’on devait déjà deux films assez violents : « Maniac» et «Vigilante») donne sa réponse : elle tue les innocents passants. Imaginez une jeune femme, rentrant chez elle dans la nuit new-yorkaise, ennuyée par trois loubards qui veulent lui piquer son sac. Elle court et crie. Mais un flic se dresse devant elle. Oh, l’ombre rassurante ! Les loubards battent en retraite. La jeune femme respire enfin. Mais elle ne se doute pas que l’agent est un peu dérangé et s’apprête à l’étrangler… Ceci n’est que la séquence d’ouverture de « Maniac cop». La suite décoiffe tout autant. Un jeune agent de police se voit très vite et injustement (y’a intérêt, c’est le héros !) suspecté. Avec l’aide d’une blonde et sexy collègue flic, il mène l’enquête et remue bien des marais puants, à l’intérieur même de l’institution policière. Le «maniac cop» tue, la ville est en pleine panique, les flics traquent leur innocent collègue, celui-ci bouscule les témoins pour découvrir la vérité. Il n’y a pas vraiment de temps morts pour se livrer à la psychologie et aux états d’âme. Et c’est tant mieux. Le film se termine sur un époustouflant crash final (on a le frisson pour les cascadeurs !). Pour expliquer l’efficacité de ce «Maniac cop», il suffit de lire le générique le producteur est James Glickenhaus («Le droit de tuer» et «Blue jean cop») ; le scénariste, Larry Cohen («Meurtres sous contrôle» ou «Le monstre est vivant») ; et le chef opérateur est Jim Muro (réalisateur de « Street trash»).

Le proviseur

20.05.15 / Divers / Author: / Comments: (0)

Le proviseurQuel effet cela fait-il, quand on est proviseur, de voir se rassembler à la porte du lycée, attendant votre sortie, une cinquantaine de jeunes qui ont juré de vous écrabouiller ? Ace moment-là, Rick Latimer (Belushi II) regrette peut-être d’en être arrivé là… Ce prof était si peu conformiste que la hiérarchie, pour se débarrasser de lui, lui confie un poste de proviseur… au lycée de Brandel. Autant dire un synonyme de renter. Mais Rick, provocateur et turbulent, enfourche sa moto et relève le défi, prêt à affronter crânement les pires loubards. Le gardien-intendant du lycée ne lui mâche pas ses mots : c’est à de véritables gangsters en herbe, et trafiquant autre chose que de l’herbe, qu’il devra faire face. Et son arrivée pétaradante ne les impressionne pas. Rick croira un instant trouver une alliée en la personne d’une élève prometteuse à qui il offre des cours particuliers (Rae Dawn Chong). Une déconvenue qu’il saura surmonter en me épreuve ultime.«Le proviseur » se situe dans la lignée de ces films de lycée, de rapports difficiles entre élèves et enseignants, mais dans un contexte années 80.

Bad taste

Bad tasteUn peu à la manière de David Lynch et «Labyrinth man», « Sam Raimi et Evildead» ou encore Jim Muro et «Street trash», « Bad taste» est un film fait avec des tonnes d’enthousiasme, très peu d’argent et quelques bouts de pellicule. Peter Jackson a commencé «Bad taste» sous forme d’un court métrage, pour tester sa caméra 16 mm en 1983. Une petite ville de Nouvelle-Zélande est devenue le lieu de chasse d’extraterrestres particulièrement friands de cervelles humaines. Au fil des mois et des années, le projet prend de l’envergure. Au milieu de l’année 1986, les trois quarts du long métrage, à présent envisage, sont filmes et montes. Le serf de la guerre étant l’argent, la New Zélande Commission offre les capitaux nécessaires pour terminer le film. On imagine les réactions des organes officiels de subvention français devant ce film alliant allégrement l’humour noir macabre et le gore. Peter Jackson s’amuse en accumulant, dans us style burlesque, les effets écœurants. Il faut voir ce héros qui s’est fracassé le crâne remettre sa cervelle pendante en place, tout au long du film. Le tournage de «Bad taste » s’est terminé en avril 1987, permettant, pour la séquence finale, des effets spéciaux très impressionnants. II a donc fallu plus de quatre ans pour réaliser entièrement ce film ! Et le résultat, par son insolence, son originalité, sa savoureuse complaisance dans le sordide et son côté «film fauché fabrique par de vilains jojos», vaut le détour.

L’aventure intérieure

04.05.15 / Divers / Author: / Comments: (0)

L’aventure intérieureUn jeune pilote, Tuck Pendleton (Dennis Quaid), se porte volontaire pour une expérience de miniaturisation qui doit le conduire dans le corps d’un lapin. Malheureusement, à la suite de l’arrivée inopinée d’un groupe d’espions, c’est dans la fesse d’un homme qu’il se retrouve injecté… Point de départ d’une comédie fantastique produite par Steven Spielberg et réalisée par un maître en matière d’anticipation, Joe Dante. Après «Piranhas», «Hurlements», «Gremlins», le cinéaste s’inspire ici largement du «Voyage fantastique que Richard Fleischer avait réalisé en 1966. On y retrouve les mêmes thèmes réactualises, prétextes à une succession d’effets spéciaux étonnants. Mais ce film possède d’autres qualités, l’humour y est omniprésent. Au cœur de ce cocktail corrosif, tendre-amer, Dennis Quaid fait souvent figure de mauvais héros. Il n’en reste pas moins que «L’aventure intérieure» est une réussite sur le plan technique et un énorme éclat de rire.

Retour vers le futur

Retour vers le futurLe décor est déjà connu : c’est la petite ville de Californie, très ordinaire. Le héros, comme il convient à notre époque, est un adolescent comme les autres. Pas très heureux entre son père, un raté niais constamment humilié par ses chefs, et sa mère alcoolique, il a pour ami un vieil excentrique qui est aussi un savant génial. Sa dernière invention : une voiture capable de voyager dans le temps ! C’est ainsi que Marty se retrouve trente ans plus tôt, en 1955. A l’époque, il n’était pas encore né, mais ses parents étaient des teenagers. Bien s0r, il va les rencontrer, et peut-être réussir détourner le cours de l’Histoire. Au-delà du prétexte de SF (d’ailleurs traité à la blague), voilà le véritable sujet de cette production de Spielberg : résoudre le conflit des générations en rajeunissant les parents ! Autour de cette idée assez psychanalytique, Retour vers le futur fourmille de trouvailles émouvantes ou cocasses, la meilleure étant l’ «invention» du rock’nroll par Marty bien avant Chuck Berry et Presley ! A savourer alors que le nº 2 sort actuellement sur les écrans.

Camille Claudel

22.04.15 / Divers / Author: / Comments: (0)

Camille ClaudelCe fut l’événement de l’année 1988. Cinq Césars et treize nominations, 4 millions de spectateurs et une presse enthousiaste… Pour la sortie de «Camille Claude!» en vidéo, Proserpine a mis le paquet en présentant une version intégrale plus longue que celle présentée au cinéma, et disponible en deux vidéocassettes. Première époque Rodin. Deuxième époque Camille. Le tout dans un luxueux coffret. «Camille Claude!», premier film du directeur de la photographie Bruno Nuytten, raconte la vie, la passion, ses amours avec Rodin, et la folie de cette femme sculptrice, qui fut la sœur de Paul Claude!. Camille, bien c’est Isabelle Adjani qui trouve là un rôle dans la lignée de «Adèle H» ou des «Sœurs Brontë». Adjani s’est battue pour que le film se fasse. Toute son énergie et tout son enthousiasme se retrouvent dans sa manière d’interpréter Camille. Il faut voir la passion qu’elle met à frapper la glaise ou à se heurter avec son amant Rodin (formidablement interprété par Depardieu). Film en perpétuel mouvement, film lyrique et fougueux qui «décoiffe» et remue, «Camille Claudel» peut exaspérer ou fasciner. En aucun cas, il ne peut laisser indifférent !

Cabaret

Le Kit Kat Klub : un lieu magique plein de porte-jarretelles et de bouteilles de champ, Où s’engouffre le Tout-Berlin, déprimé par le nazisme, pour s’offrir quelques heures de paradis. Danseuse-chanteuse de cabaret, Sally rêve des spotlights hollywoodiens. Cloitrée dans cet univers à la fois pitoyable et grandiose, elle s’éprend d’un étudiant besogneux et (pas pour longtemps) bien-pensant, fraichement débarqué d’Angleterre. Avide d’éducation charnelle, il succombe aux folies nocturnes de son initiatrice. De «Lenny» à « Star 80″, en passant par «All that jazz», Bob Fosse, ex-chorégraphe Broadway, cristallise sa fascination pour les coulisses du show-biz.Cabaret «Cabaret» retrace avant toute l’errance de fêtards désabusés paumes androgynes, bisexuels ou travestis, ils cachent leur désarroi sous leur ambiguïté, noient leur mal de vivre dans les confettis. Éblouissante et explosive, Liza Minnelli a décroché l’Oscar de la meilleure actrice pour sa performance. Inutile d’encenser les décors, la mine en scène et la bande-son, superbes hommages aux années 30. Impérissable !

La peau douce

11.04.15 / Divers / Author: / Comments: (0)

Pierre Lachenay, écrivain en vogue, et sa femme, ménagère oisive, forment un couple modèle de la petite bourgeoisie parisienne. Leurs deux enfants sont propres sur eux, leurs amis sincères et intègres. Nouvelle coqueluche des conférences et autres réunions mondaines, Pierre voyage beaucoup en solitaire. Use idylle avec Nicole, hôtesse de l’air, et il rentre piteusement au bercail. Pensées fautive main cœur enflamme, ii décide de revoir Nicole, qui assume difficilement les 5 a 7 d’un bonheur illusoire…La peau douce «La peau douce» est une chronique sans complaisance de l’adultère dans la société des sixties. Scrutateur impartial, Truffaut s’applique surtout à disséquer la conscience de ses personnages : le mari indécis et lâche qui ne plaquera jamais sa femme, et la maitresse lésée (Dorleac, sublime) qui espère sans trop y croire. Pas d’émotions versées à la louche ou de larmoiements inutiles, simplement l’histoire d’un amour dans l’impasse. Une œuvre à la fois glacée et attachante, désuète et intemporelle. A conserver !

Out of Africa

Champion incontesté du box-office pour l’année 1986 avec plus de 1,3 million de spectateurs, «Out of Africa» (rebaptisé «Souvenirs d’Afrique» en province) n’a donc pas été vu par 54 millions de personnes en France, ce qui laisse espérer une bonne vente de la cassette, d’autant plus que certains voudront le revoir.Out of Africa Rappelons donc rapidement qu’il s’agit d’une adaptation d’un roman danois de Karen Blixen (paru en France sous le titre «La ferme africaine»), l’histoire d’une héritière qui, par dépit amoureux, épouse un baron ruiné qui l’emmène au Kenya. La délaisser par un mari toujours absent, elle est disponible pour une grande passion : ce sera le chasseur solitaire Finch Hatton (Robert Redford). La présence de celui-ci à l’affiche, alliée au thème romantique en diable de Karen Blixen, a fait fondre des bataillons de spectatrices promptes s’identifier a la malheureuse et amoureuse Meryl Streep. Tandis que Sydney Pollack a tire le plus poétique parti des superbes paysages kenyans que l’on contemple à loisir du haut du petit avion de Robert Redford. A part ça c’est peut-être un tout petit peu longuet. Comment ? Oh, pardon… Excusez-moi… je ne le ferai plus. OK, d’accord, je n’ajoute plus rien, il faudrait avoir une pierre à la place du cœur. Je n’ai rien dit…